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Alberto Giacometti

la voix d’Alberto Giacometti & d’Aimé Maeght - extraits de France culture - Peinture fraîche par Jean Daive avec Véronique Wiesinger, directrice de la Fondation Annette et Laberto Giacometti, Bruno Matton, critique d’art. Réalisation Clotilde Pivin

le témoignage de Paola Corolla, dernier modèle d’Alberto


Le Centre Georges Pompidou montre enfin la collection de la Fondation Annette et Alberto Giacometti, après une longue bataille juridique qui opposait la Fondation et l’Association. Désormais, la fondation a la garde de ce fonds d’atelier et c’est du reste un ensemble considérable de plâtres, bronzes, peintures, dessins - certains détachés du murs, qui se déploie autour d’un espace circulaire. Cet espace recrée l’atelier de la rue Hippolyte Maindron dans le 14e arrondissement de Paris, au moment où Alberto Giacometti a trouvé la mort. le parcours chronologique suit les débuts, la tentative cubiste, l’abstraction, les oeuvres surréalistes, enfin cette recherche du corps, de la figure humaine. Dans le labyrinthe de sa création qui le ramène toujours à l’atelier, la figure est le fil rouge. La tête dessinée, grafittée, peinte, modelée : Tête plate, haute, à facettes, aux orbites vides, rugueuse, réduite aux yeux, de la taille d’une tête d’épingle, posée sur un corps mince ou élargi par un chandail, posée aussi sur un socle qui ne cesse de se métamorphoser. Grand sculpteur, grand peintre. Les oeuvres sculptées ne cessent de se réfléchir dans les peintures. Il y a quelquechose du sacrifice dans cette oeuvre et de la mutilation, où les corps en plâtre apparaissent martyrisés, littéralement retaillés au canif. C’est notre condition d’être humain à la fois en tant que foule et en tant que solitude. En tant qu’apparition et disparition. Approche très simple, de plus en plus simplifiée de la comédie humaine.