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"La peinture, à partir du moment où ça devient artistique, ça devient mauvais."
Balthus

Balthus

D’origine polonaise, Balthus suit sa famille à travers l’Allemagne avant de se fixer à Paris en 1924. Le poète Rilke encourage ce jeune autodidacte de douze ans à publier ses premiers dessins dans l’ouvrage ’Mitsou’, qu’il préface lui-même. Peintre figuratif conservant le chevalet comme support, il s’affranchit rapidement des courants avant-gardistes de l’époque. Il est d’ailleurs peu connu du grand public. Des amis comme Artaud ou Camus - pour lesquels il réalise les décors de ’La peste’ au théâtre - célèbrent pourtant la beauté ambiguë de ses toiles : de jeunes filles dénudées et indifférentes aux regards voyeurs qui pèsent sur leur corps constituent en effet un motif récurrent dans son oeuvre. L’artiste souligne ainsi la solitude humaine, les rapports de silence et d’absence qui lient les êtres et les choses, la dissolution de la communication. Son talent est enfin reconnu lorsque Malraux le nomme directeur de la Villa Médicis de 1961 à 1976, puis lors des rétrospectives que lui consacrent le centre Pompidou à Paris et le MOMA à New York en 1983 et 1984.

Il est le frère de l’écrivain Pierre Klossowski.

Sa mère, Baladine Klossowski, était la muse du poète Rainer Maria Rilke, qui l’avait surnommée la ’Merline’. D’où la découverte précoce par Rilke du talent du jeune Balthus...