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« Le cinéma est un art du passé qui ne correspond plus aux modes d’expression contemporains ;
j’ai besoin d’une palette plus large. »

Peter Greenaway

Peter Greenaway

extrait de cosmopolitaine - France Inter - par Paula Jacques

La ronde de nuit et ce qu’elle recouvre

Rembrandt et son temps

Greenaway entre le sexe et la mort

Peter Greenaway est un auteur, artiste des images, plasticien et cinéaste britannique né le 5 avril 1942. Il est le réalisateur de ses propres œuvres : films, expositions et sites Web multimédias.

Sa ligne de conduite créatrice principale est l’encyclopédisme singulier.

’Etrange’ semble le terme le plus approprié pour définir Peter Greenaway et son travail. L’homme s’exprime via l’art sous presque toutes ses formes. D’abord peintre, il se prête aussi à l’écriture et l’illustration de livres. Au milieu des années 1960, il se lance dans le cinéma, réalisant des courts métrages expérimentaux et montant au Central Office of Information. A la fois sombre, mordante et marquée par l’humour noir, l’oeuvre de Peter Greenaway révèle sa fascination pour les nombres, la couleur et l’art. ’The Falls’ sera son premier long métrage (1980). Il connaîtra la notoriété deux ans plus tard avec le drame érotique ’Meurtre dans un jardin anglais’. Influencés par Italo Calvino et son mouvement l’Oulipo, les films de Peter Greenaway peuvent être dérangeants par leur lenteur et leur beauté froide. Parmi sa quinzaine de longs métrages, on retiendra ’Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant’, ’Prospero’s Books’ ou encore ’The Pillow Book’ qui offre un Ewan McGregor dans le plus simple appareil. Le premier volet de la trilogie ’The Tulse Luper Suitcases’ sur la vie du criminel éponyme sera en compétition au Festival de Cannes en 2003. Pas de statuette pour cet univers troublant.

En 2007, Peter Greenaway réalise un portrait de Rembrandt avec ’La Ronde de nuit’. Il continue depuis sa carrière riche en expérimentations ambitieuses et hors normes.


"Rembrandt sait que la chair est de la boue dont la lumière fait de l’or"
Paul Valéry