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Gainsborough

Il est facile d’inventorier ainsi l’une après l’autre les pièces de ce costume, mais comment rendre l’harmonie de cette composition ? Comment dire avec quelque détail les finesses, les reflets, les éclairs de lumière, les luisants et les ombres qui rompent, atténuent, modifient l’éclat de cette couleur franche ?
Comment faire valoir la fécondité de ressources à l’aide desquelles le maître a ménagé ses transitions, détaché cette figure d’un fond (...) ?
Il faut voir, admirer ce tableau, et en emporter cette impression que laissent les chefs-d’œuvre. Cependant, si l’on voulait absolument donner une idée de cette merveille, malgré ce qu’une telle indication a de vague et d’un peu puéril, il faudrait évoquer les noms de Watteau et de Van Dyck. »

ERNEST CHENEAU, L’art et les artistes modernes en France et en Angleterre, Paris, 1864, pages 52 et suiv.