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"Il y a dans mes peintures une sorte d’indifférence qui les rend plus violentes, car tous les objets représentés sont comme effacés, annulés."

« Toute peinture est conceptuelle par définition, à commencer par l’art de Lascaux qui n’était là que pour informer le spectateur sur le quotidien de la chasse. Ma peinture est conceptuelle si on considère qu’elle est précédée d’une interrogation philosophique et que chaque tableau, peint très vite, est l’objet de mois de travail et de réflexion. Mais je ne suis pas conceptuel au sens infantile des années 60. Je reste peintre avant tout. »

Luc Tuymans

Apparue sur la scène internationale au début des années 1990, l’œuvre de Luc Tuymans (né en 1958 à Morstel, Belgique) s’est rapidement imposée comme une alternative majeure aux « retours » à la peinture figurative qui ont marqué une partie des années 1980.

" Luc Tuymans puise son iconographie dans d’autres peintures ou films, considérant que la seule forme d’originalité possible est " l’authentique contrefaçon ". Il utilise une palette anémique de gris et de jaunes sales qui rappellent des photos décolorées ou des coupures de presse jaunies. Ses tableaux semblent vieux d’emblée, créant une distance temporelle entre l’oeuvre et son créateur tout en stimulant la mémoire du spectateur.
La mémoire, ou son échec, est une préoccupation centrale de l’artiste qu’il s’agisse de souvenirs d’enfance marqués par la peur et la maladie aux traumatismes collectifs des épisodes les plus monstrueux de notre histoire récente.
L’absence apparente d’achèvement de sa peinture signifie l’échec de l’image peinte à représenter de manière adéquate l’horreur ou la culpabilité de l’histoire, ou encore la complexité de l’identité d’un être."

Art Now
Ed. Taschen.


extrait de "Peinture fraiche" France culture - émission du vendredi 22 juin 2007

Apparue sur la scène internationale au début des années 1990, l’œuvre de Luc Tuymans (né en 1958 à Morstel, Belgique) s’est rapidement imposée comme une alternative majeure aux « retours » à la peinture figurative qui ont marqué une partie des années 1980.

" Luc Tuymans puise son iconographie dans d’autres peintures ou films, considérant que la seule forme d’originalité possible est " l’authentique contrefaçon ". Il utilise une palette anémique de gris et de jaunes sales qui rappellent des photos décolorées ou des coupures de presse jaunies. Ses tableaux semblent vieux d’emblée, créant une distance temporelle entre l’oeuvre et son créateur tout en stimulant la mémoire du spectateur.
La mémoire, ou son échec, est une préoccupation centrale de l’artiste qu’il s’agisse de souvenirs d’enfance marqués par la peur et la maladie aux traumatismes collectifs des épisodes les plus monstrueux de notre histoire récente.
L’absence apparente d’achèvement de sa peinture signifie l’échec de l’image peinte à représenter de manière adéquate l’horreur ou la culpabilité de l’histoire, ou encore la complexité de l’identité d’un être."

Art Now
Ed. Taschen.


extrait de "Peinture fraiche" France culture - émission du vendredi 22 juin 2007

€Apparue sur la scène internationale au début des années 1990, l’œuvre de Luc Tuymans (né en 1958 à Morstel, Belgique) s’est rapidement imposée comme une alternative majeure aux « retours » à la peinture figurative qui ont marqué une partie des années 1980.

" Luc Tuymans puise son iconographie dans d’autres peintures ou films, considérant que la seule forme d’originalité possible est " l’authentique contrefaçon ". Il utilise une palette anémique de gris et de jaunes sales qui rappellent des photos décolorées ou des coupures de presse jaunies. Ses tableaux semblent vieux d’emblée, créant une distance temporelle entre l’oeuvre et son créateur tout en stimulant la mémoire du spectateur.
La mémoire, ou son échec, est une préoccupation centrale de l’artiste qu’il s’agisse de souvenirs d’enfance marqués par la peur et la maladie aux traumatismes collectifs des épisodes les plus monstrueux de notre histoire récente.
L’absence apparente d’achèvement de sa peinture signifie l’échec de l’image peinte à représenter de manière adéquate l’horreur ou la culpabilité de l’histoire, ou encore la complexité de l’identité d’un être."

Art Now
Ed. Taschen.


extrait de "Peinture fraiche" France culture - émission du vendredi 22 juin 2007