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Suzanne Leenhoff - Manet 1829/1906 Biography - Biographie

Suzanne Leenhoff is born on October 29, 1829 in Zaltbommel, small town in the middle of The Netherlands. Eldest daughter of Carolus Antonius Leenhoff (1807-1878) and Martina Ilcken (1807-1876).

Her father is carilloneur, organist and music teacher. She’s the eldest of 7 children. The legend goes that Franz Liszt, while on a trip in Holland, heard her playing the piano and encouraged her to pursue her musical education in Paris. This being only an assumption, it is far more likely that she went to Paris, to live with her grandmother, close to Manet’s dwelling place. In any case, she resides there in 1847, her mother and four of her siblings will follow her later on.

Suzanne plays the piano very well and is hired by the Manet family around 1849 to give piano lessons to the Manet brothers : Edouard 18 years old and Eugène 17 years old.

It is presumed she had an affair with Edouard Manet as well as his father, Auguste. This situation allows us to question the paternity of her son Léon Köella Leenhoff, born in 1852, who will always be presented as her younger brother and Manet’s nephew.

This is a rather common situation in the parisian bourgeoisie in the 19th Century. Later, Edouard and Suzanne discreetly live together without Auguste Manet knowing about it. They wed on October 2nd 1863, one year after Manet’s father deceased.

The couple, as well as Léon return to live with Edouard’s mother. Of kind nature, Suzanne has a good relationship with her mother-in-law, for whom she plays the piano during the ’Soirées du Mardi’ in order to entertain the guests. Edouard Manet has an extremely rich social life, to which Suzanne does not participate. She makes do with his repeated unfaithfulness.

Edouard Manet will use her as a model ; nude before their wedding, including for the ’Nymphe Surprise’ and, according to some sources for ’Le déjeuner sur l’herbe’, substituting her face with that of Victorine Meurent. Subsequently we find her duly dressed up in bourgeois decors, comfortably seated on a divan or at her piano. The last portrait of Suzanne ’Madame Manet à Bellevue’ dates from the summer of 1880,less than three years before the painters death.

The presence of Suzanne’s brothers in many paintings attest the good relations between Manet and his family-in-law. Ferdinand, painter & sculptor is depicted in ’Le déjeuner sur l’herbe’ in 1862 and Rudolph, the youngest one, in ’Argenteuil’ in 1874 as a boater.

In his testament, Manet designated Suzanne as his heir and after her Leon Leenhoff. Manet had wished his oeuvre would not be scattered, but Suzanne and Leon did not hesitate to ’touch up’ some of his paintings to obtain a higher price. Having inherited her husbands annuities, we can presume that Suzanne lived comfortably ever after.

She died at the age of 75 in 1906 and is burried in her husband’s tomb in the cemetery of Passy where are equally burried Berthe Morisot and Eugène Manet. Her brother Ferdinand produced the bust on the painter’s grave.



Suzanne Leenhoff est née le 29 octobre 1829 à Zaltbommel, petite ville située au centre des Pays Bas. Fille ainée de Carolus Antonius Leenhoff (1807-1878) et Martina Ilcken (1807-1876).

Son père est carillonneur, organiste et professeur de musique. Elle est l’ainée de 7 enfants. La légende voudrait que Franz Liszt, de passage en Hollande en 1842, l’aurait entendu jouer du piano et encouragé à poursuivre ses études de musique à Paris. Aucune preuve tangible n’étaye cette hypothèse. Il est plus probable qu’elle ait simplement voulu rejoindre sa grand-mère qui habitait Paris, à proximité du domicile des Manet. On l’y retrouve en 1847, sa mère et quatre de ses frères et sœurs suivront.

Suzanne est une excellente pianiste, engagée par la famille Manet vers 1849 pour donner des leçons de piano aux frères Manet ; Edouard 18 ans et Eugène 17 ans.

Il est vraisemblable qu’elle ait entretenu une liaison avec Edouard Manet et son père Auguste, d’ou l’incertitude quant à la paternité de son fils Léon Köella Leenhoff, né en 1852, qui sera toujours présenté comme son jeune frère et le filleul de Manet.

Ce genre de situation est relativement courant dans la bourgeoisie parisienne au XIXème siècle. Edouard et Suzanne habitent ensuite discrètement ensemble, à l’insu d’Auguste Manet. Edouard épouse Suzanne le 2 octobre 1863, un an après la mort de son père. Le couple ainsi que Léon reviennent ensuite chez la mère d’Edouard.

D’un naturel affable, Suzanne a de bonnes relations avec sa belle-mère dont elle agrémente les « soirées du mardi » en jouant du piano. Edouard Manet a une vie sociale extrêmement riche à laquelle Suzanne ne participe quasiment pas. Elle s’accommode placidement des nombreuses infidélités de son mari.

Edouard Manet prend souvent Suzanne comme modèle. Elle pose nue avant leur mariage, notamment pour la « Nymphe surprise » et, selon certaines sources, pour « Le déjeuner sur l’herbe », Manet ayant substitué le visage de Victorine Meurent au sien. On la retrouve ensuite dûment couverte dans des intérieurs bourgeois, confortablement installée sur un divan ou assise à son piano. Le dernier portrait de Suzanne « Madame Manet à Bellevue » date de l’été 1880, moins de trois ans avant la mort du peintre.

La présence des frères de Suzanne dans les toiles de Manet témoigne des bonnes relations entre Manet et sa belle famille. Ferdinand, lui même peintre et sculpteur, apparait dans « Le déjeuner sur l’herbe » en 1862 et Rudolph le benjamin en canotier dans « Argenteuil » en 1874.

Manet laisse un testament selon lequel ses héritiers sont sa femme Suzanne et après elle, Léon Leenhoff. Manet avait souhaité que ses tableaux ne soient pas dispersés, mais Suzanne et Léon n’hésiteront pas à faire « retoucher » certains tableaux pour mieux les vendre. Ayant hérité des rentes de son mari, on peut supposer que Suzanne vivra confortablement le reste de ses jours.

Suzanne Leenhoff décède en 1906 à l’âge de 75 ans. Elle est inhumée dans la tombe de son mari au cimetière de Passy ou reposent également Berthe Morisot et Eugène Manet. Son frère Ferdinand Leenhoff est l’auteur du buste qui orne la tombe du peintre.