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Et d’un mouvement rapide,
elle rejeta ses voiles et se dévêtit tout entière pour apparaître dans sa native nudité.
Béni soit le ventre qui l’a portée ! C’est alors seulement que Nour put juger la bénédiction qui était descendue sur sa tête !

Extrait de la 679e Nuit

Les mille & une Nuits

Bref avant-goût extrait de "Là-bas si j’y suis", Daniel Mermet - France inter.

"L’homme prospère est comme l’arbre : les gens l’entourent tant qu’il est couvert de fruits ; mais sitôt les fruits tombés, les gens se dispersent à la recherche d’un arbre meilleur."

"Quatre choses ne peuvent rester longtemps cachées : la science, la sottise, la richesse et la pauvreté."

"Jamais le coeur de l’amoureux ne peut goûter la joie du repos, tant que l’amour le tient dans sa main."

Extrait de Les Mille et une nuits

"Il est raconté - mais Allah est plus savant et plus sage et plus bienfaisant - qu’il y avait en l’antiquité du temps une femme d’entre les femmes des musulmans qui connaissait toutes les légendes des rois anciens, les poésies des Grands poètes et les histoires des peuples passés. On dit aussi qu’elle était fort éloquente et très agréable à écouter. Elle vainquit la mort en racontant des histoires... Elle se nommait Shéhérazade." ............................................................. Et d’un mouvement rapide, elle rejeta ses voiles et se dévêtit tout entière pour apparaître dans sa native nudité. Béni soit le ventre qui l’a portée ! C’est alors seulement que Nour put juger la bénédiction qui était descendue sur sa tête ! Et il vit que la princesse était une beauté douce et blanche comme un tissu de lin, et qu’elle répandait de toutes parts la suave odeur de l’ambre, telle la rose qui sécrète elle-même son parfum originel. Et il la pressa dans ses bras et trouva en elle, l’ayant explorée dans sa profondeur intime, une perle encore intacte. Et il se mit à promener sa main sur ses membres charmants et son cou délicat, et à l’égarer parmi les flots et les boucles de sa chevelure, en faisant claquer les baisers sur ses joues, comme des cailloux sonores dans l’eau ; et il se dulcifiait à ses lèvres, et faisait claquer ses paumes sur la tendreté rebondissante de ses fesses. Et elle, de son côté, elle ne manqua pas de faire voir une partie considérable des dons qu’elle possédait et des merveilleuses aptitudes qui étaient en elle ; car elle unissait la volupté des Grecques aux amoureuses vertus des Egyptiennes, les mouvements lascifs des filles arabes à la chaleur des Ethiopiennes,la candeur affarouchée des Franques à la science consommée des Indiennes, l’expérience des filles de Circassie aux désirs passionnés des Nubiennes, la coquetterie des femmes du Yâman à la violence musculaire des femmes de la Haute-Egypte, l’exiguïté des organes des Chinoises à l’ardeur des filles du Hedjza, et la vigueur des femmes de l’Irak à la délicatesse des Persanes. Aussi les enlacements ne cessèrent de succéder aux embrassements, les baisers aux caresses et les copulations aux foutreries, pendant toute la nuit, jusqu’à ce que, un peu fatigués de leurs transports et de leurs multiples ébats, ils se fussent endormis enfin dans les bras l’un de l’autre, ivres de jouissance...

Extrait de la 679e Nuit