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L’oeuvre & son objet :

There had been addition and subtraction in my life, but how much multiplication ?”
Julian Barnes , The Sense of an Ending

It’ all about.

Oeuvres récentes




Vous trouverez les oeuvres récentes dans les rubriques de gauche suivantes :
Choses vues 2013 (pour les portraits également)
Sens figurés 2013
Un monde en soi 2013
& Agencements 2013
What’s this ? 2013

Les autres tableaux sont présentés selon la disposition suivante :

1/Choses vues : Apprendre à voir (*)




par Frédéric Nietzsche
Ce sont des tableaux qui touchent à la poésie de l’ordinaire par la contemplation du moment "donné".

2/Sens figurés : Sonder des imaginaires




par Cynthia Fleury
Ce sont des tableaux qui évoquent des imaginaires qui substituent à nos regards des univers qui s’accordent à nos désirs.

3/Un monde en soi : Vision du monde




par François Noudelmann
Ces tableaux invitent à s’émouvoir de l’articulation entre l’image du réel et l’imaginaire à l’oeuvre.

4/Par agencements, évoquer la mobilité de la pensée



Par des juxtapositions de tableaux, l’oeuvre prend tout son sens.
Des interactions se tissent. Des toiles échangent leurs centres de gravité et la mobilité du regard invite à reconsidérer notre perception.


Comment le fond et la forme s’articulent-ils ?

Nous savons combien lorsqu’il s’agit de peinture, il ne faut guère se fier aux apparences :
c’est l’invisible objet du travail qui importe, par-delà les sujets apparemment traités.

La forme : peindre par cheminement.

Outre la sensibilité plastique incontournable (puisqu’il s’agit avant tout de peinture), l’oeuvre fait sens par la conjugaison de ces trois formes picturales figuratives juxtaposées :
Choses vues - Sens figurés - Un monde en soi
Des Agencements de tableaux issus de ces trois attitudes concourent enfin au dégagement d’une émotion plus abstraite par les cheminements du regard et de la pensée.

La diversité des points de vue actuels nous replace non plus face à un univers, mais au coeur de plurivers comme le pressentit en 1584 Giordano Bruno : De l’infinito universo et Mondi (De l’infini, l’univers et les mondes).
Traduire les interactions de ces diverses visions du monde permet de revoir nos idées reçues.
Alors, par-delà les révolutions technologiques et sociologiques, se redessinent les contours d’invariants qui fondent notre condition humaine.

Le fond : peindre des "sens figurés".


Réinventer les imaginaires - extrait d’une "correspondance" (rubrique : avec des penseurs) Édouard Glissant : l’esthétique de la relation

L’oeuvre présentée ici travaille les tensions entre :
- la finitude du monde concret (par la conscience du réel)
- et l’infini des idées que l’on s’en fait (par des phantasmes & fantasmagories)
Elle emprunte pour ce faire le trajet d’une pensée en archipel qui rend compte de cette ambivalence par la fragilité de l’allusion, le détour du dérivé.
Elle soutend le scandale inévitable du regard sans apriori.

Cette peinture conceptuelle, philosophique, allégorique, est littéralement une "vue de l’esprit".
Elle touche à la figuration en apparence, mais sa forme "fait oeuvre" par l’extravagante acuité qu’offre très justement le "sens figuré..."

Alors, comme le fit remarquer Robert Filliou,
"L’art peut redevenir ce qui rend la vie plus intéressante que l’art"

Rapide contexte historique :

« Le temps du monde fini commence » avait noté Paul Valéry. Nous y sommes.
Au coeur d’une époque sans précédent, le philosophe Édouard Glissant décrit un monde désormais parcouru en tous sens, immédiat en chacun de ses points, perpétuellement disponible, tendant à l’unification, à la banalisation globalisée, et qui arrive au terme des grands inventaires.

L’humanité se re-trouvant seule face à elle-même (à la fois globalisée et multilatérale, limitée et plurielle), elle prend consciente d’être désormais confrontée au huis clos.
L’oeuvre revisite dès lors des imaginaires "échappatoires" de tous bords qui ont toujours induit certaines perceptions (l’image des femmes, du pouvoir, du désir ...)


(*)références "d’apprendre à voir"

Le crépuscule des idoles Frédéric Nietzsche- Éditions Hatier

Selon Nietzsche, cet écrit se veut "un délassement, un coin de soleil, un écart de psychologue qui veut s’offrir quelque loisir".


L’œil et l’esprit Maurice Merleau-Ponty - Éditions Gallimard

Merleau Ponty cherche, une fois de plus, les mots du commencement, des mots, par exemple, capables de nommer ce qui fait le miracle du regard, du corps humain, son inexplicable animation, sitôt noué son dialogue muet avec les autres, le monde et lui-même.


Histoires de peintures Daniel Arasse France culture - Éditions Denoël

Daniel Arasse nous invite à une traversée de l’histoire de la peinture sur six siècles, depuis l’invention de la perspective jusqu’à la disparition de la figure. Ce livre est la transcription des vingt-cinq émissions proposées par l’auteur sur France Culture pendant l’été 2003, et devenues aussitôt une série culte.