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Senseless, nonsense, literal sense, figurative sense ?

Art : to find ourselves and to loose ourselves in the same movement ?
L’art : se trouver et se perdre dans le même mouvement ?

"The thought of One, which has been magnified so much, and equally denatured - how to consent to this distorting thinking without offending and eroding diversity ?
For it is this very diversity that protects us and maybe even perpetuates us."

"La pensée de l’Un, qui fut si magnifiée et si dénaturée - comment consentir à cette pensée déformée sans offenser et nuire à la diversité ?
Car c’est la diversité qui nous protège et peut-être même nous perpétue."

Edouard Glissant


A few concepts to introduce the object of the work.

Questions of substance.

What is the difference between what we call “objects of knowledge” and “objects of pleasure” ?
Is it similar to the distinction between "libido sciendi" - desire of knowledge - and "libido sentiendi" - sensual desire ? Is the difference as significant as it appears at first glance or are we moving in a grey zone ?
Is the art work here asking how to articulate both ?

Archipelago form.

If our levels of consciousness are diverse, and the forms to think them manifold, can we read this work as an allegory of “archipelago-thinking” as opposed to “continental thinking,” which by nature is hegemonic or homogeneity-inducing ? If each series of drawings, watercolours, paintings and more develops plastic forms in close conjunction with the bottom of the issue, does it then become the opposite of a cabinet of curiosities, an art of open-ended questions, of questions hinting at a hidden or absent meaning ?

Serendipity as method.

How to discover something by chance and sagacity, while you are searching for something else, or how to make an unexpected discovery by luck, by error, by mistake, by accident and find something that is good or useful while not specifically searching for it, nor by following accurate heuristics ?

Question as art.

Can this entire oeuvre be read as an attempt to grasp the complex reality of desire of knowledge
through the kind of questions it asks ?


Quelques concepts pour introduire l’objet du travail.

Questions de fond.

Quelle différence fait-on entre ce que nous appelons « Objets de connaissance » et « Objets de plaisir » ?
Est-ce comparable avec la distinction entre « libido sciendi » - le désir de connaissance - et « libido sentiendi" - le désir sensuel ? La différence saute-t-elle aux yeux ou sommes-nous dans une zone grise ?
Comment les oeuvres ici interrogent-elles l’articulation des deux conceptions ?

Une forme archipélique.

Si nos niveaux de conscience sont divers, et les façons de les penser multiples,
peut-on interpréter cette oeuvre comme une allégorie de cette "pensée en archipel »,
par opposition à la « pensée continentale », qui est par nature hégémonique ou qui induit l’homogénéïté ?

Si chaque série de dessins, aquarelles, peintures et plus développe des formes plastiques
en étroite relation avec le fond de la question traitée, est-ce le contraire d’un cabinet de curiosités,
un art de questions ouvertes, de questions qui ouvrent au sens masqué ou absent ?

La sérendipité comme méthode.

Comment découvrir quelque chose par accident et sagacité alors que l’on est à la recherche de quelque chose d’autre, ou comment faire une trouvaille inattendue par chance, par malchance, par erreur ou par maladresse et non par le suivi d’une heuristique précise ?

La question comme art.

Cette œuvre peut-elle être lue comme une tentative de saisir la réalité complexe du désir de connaissance
par les questions qu’elle pose ?